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Comment faire la randonnée des 3 Becs par le col de la Chaudière

Lucas Gauthier
Lucas Gauthier
septembre 21, 2026 5 min
Trois pics rocheux s'elevant au-dessus du col montagneux

La randonnée des Trois Becs par le col de la Chaudière figure parmi les sorties les plus courues de la Drôme. Ce parcours grimpe sur le rebord du synclinal perché de Saoû et offre des panoramas qui s’étendent jusqu’au Vercors et aux Alpes par temps clair. Voici l’itinéraire détaillé, les infos pratiques et ce qu’il faut savoir avant de partir.

Itinéraire depuis le col de la Chaudière : ce qu’il faut savoir

Depuis le col de la Chaudière, la boucle classique vers les Trois Becs représente environ 11 à 12 km pour un dénivelé positif de 750 à 800 mètres. Comptez entre 4h30 et 5h30 de marche selon votre rythme et le nombre d’arrêts photo. Le balisage est globalement bon (jaune puis rouge et blanc sur les tronçons communs au GR), mais il reste conseillé d’avoir une carte ou une application de randonnée, car certains passages en forêt manquent de repères visibles en cas de brouillard.

CritèreDétail
DistanceEnviron 11 à 12 km en boucle
Dénivelé750 à 800 m positif
Durée4h30 à 5h30
DifficultéMoyenne à difficile
Point culminantLe Signal, 1589 m

Accès au départ et parking

Le col de la Chaudière se rejoint depuis Pont-de-Barret ou depuis Saoû par une petite route de montagne, étroite mais praticable en voiture. Un parking assez vaste accueille les randonneurs directement au col, ce qui évite de rallonger la marche d’approche. En pleine saison, mieux vaut arriver tôt : les places se remplissent vite les week-ends d’été et lors des ponts de mai, la randonnée étant réputée bien au-delà du seul Diois.

Les étapes clés du parcours

Sentier forestier montant vers falaises calcaires blanches

Depuis le parking, le sentier s’enfonce d’abord dans une forêt de hêtres avant d’attaquer une montée plus soutenue vers la crête. Ce premier tronçon, ombragé, permet de prendre le rythme sans trop souffrir de la chaleur en été. Une fois sur l’arête, le paysage change radicalement : les falaises calcaires du synclinal se dévoilent et la vue plonge sur la forêt de Saou, ce cirque naturel unique en Europe par sa forme et son échelle.

La suite du parcours enchaîne les trois sommets qui donnent leur nom au site : le Veyou, le Signal et le Roc Courbe. Chaque bec offre un point de vue différent, avec des panoramas qui balaient tour à tour le Vercors, les contreforts des Alpes et les collines du Diois. La traversée de crête entre les trois pics reste le passage le plus exposé et le plus spectaculaire de la boucle, avec quelques ressauts rocheux à franchir.

La descente s’effectue généralement par un itinéraire différent de la montée, ce qui permet de refermer la boucle en découvrant d’autres versants de la montagne. On retrouve la forêt avant de rejoindre le parking du col de la Chaudière, souvent avec les jambes un peu lourdes mais la tête pleine d’images.

Le passage à ne pas sous-estimer

La traversée de crête entre les trois sommets comporte des sections rocheuses exposées au vent. Par mauvais temps ou en cas d’orage annoncé, mieux vaut renoncer ou faire demi-tour avant cette partie du parcours.

Panoramas et curiosités géologiques des Trois Becs

Le principal intérêt de cette randonnée tient à sa géologie. Le massif forme un synclinal perché, c’est-à-dire une structure où les couches de roche les plus récentes se retrouvent au sommet, contrairement à la logique habituelle d’érosion. Ce phénomène a créé un relief inversé spectaculaire, avec des falaises calcaires qui encadrent la forêt de Saou comme les murs d’un immense amphithéâtre naturel.

Depuis chaque sommet, le point de vue change de nature. Le Veyou domine la plaine agricole du Diois, le Signal offre le panorama le plus large avec une vue sur le Vercors par temps dégagé, et le Roc Courbe surplombe directement le cirque forestier. Cette diversité de perspectives sur un même massif explique pourquoi tant de randonneurs reviennent plusieurs fois sur ce sentier.

Informations pratiques pour préparer sa sortie

La meilleure période pour cette randonnée s’étend du printemps à l’automne, en évitant les heures les plus chaudes en plein été puisque la crête offre peu d’ombre. L’eau doit être emportée en quantité suffisante, car aucun point de ravitaillement n’existe sur le parcours une fois quitté le col de la Chaudière. Des chaussures de randonnée à semelle accrochante sont recommandées pour les passages rocheux, et des bâtons peuvent soulager les genoux dans la descente finale.

Le bivouac reste réglementé sur ce site classé, il convient donc de se renseigner localement avant d’envisager de dormir sur la crête. La plupart des visiteurs réalisent la boucle dans la journée, ce qui suffit largement pour profiter de tous les points de vue sans matériel supplémentaire.

Nos conseils pour réussir cette randonnée

Randonneur observant panneaux directionnels en forêt montagneuse

Partir tôt le matin permet d’éviter la foule sur les sommets et de profiter d’une lumière plus douce pour les photos. Vérifier la météo la veille reste indispensable, car le vent peut souffler fort sur les crêtes même quand la vallée est calme. Enfin, garder un œil sur le balisage aux intersections en forêt évite les erreurs de direction, notamment sur le chemin du retour où plusieurs sentiers se croisent près du col.

Cette randonnée reste accessible à des marcheurs réguliers en bonne condition physique, sans nécessiter d’expérience technique particulière. Le dénivelé et la longueur du parcours demandent tout de même une préparation minimale, mais la récompense visuelle au sommet justifie largement l’effort fourni depuis le col de la Chaudière.

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